25 janvier 2000 – Pierre
Un chef-lieu et une province
![]() | Trévise est le chef-lieu d’une province riche et industrieuse qui s’étend vers le nord presque jusqu’à Belluno. Si aujourd’hui c’est un centre animé de commerce et de services, dans le passé elle fût pendant quatre siècles le rempart de Venise vers l’arrière pays septentrional, toutefois de cette dépendance elle a gagné en développement économique et artistique. Il faut considérer Trévise comme une ville de la Vénétie au même titre que Vicence ou Vérone. Sur le plan touristique elle est trop peu connue, sans doute à cause de sa proximité de Venise. |
| Trévise est la capitale de la “Marca Trevigiana”, appelée La Marca Gioiosa e Amorosa. Un ancien diction trévisan disait: “Mi no vo’a combatar”, “moi je ne vais pas me battre” | |
| La province de Trévise compte 750.000 habitants. Quatre centres, Conegliano, Vittorio Veneto, Castelfranco, et Montebelluna, dépassent 25.000 habitants et de nombreuses villes plus petites recèlent des merveilles artistiques, telles que les villas Maser et Emo, la gypsothèque Canova à Possagno, l’abbaye Saint Eustache où Della Casa écrivit le Galateo, Asolo et son château, et aussi le refuge de la Duse | ![]() |
La vieille ville
![]() | Jadis Trévise était entourée de remparts, dont une partie seulement subsiste. Des 14 portes d’origine, il ne reste que trois : Porta San Tommaso (A), Porta SantiQuaranta (B), et Porta Altinia (C). 1) Le Calmaggiore 2-3) Place des Seigneurs-Palais des 300 4) Le Mont de Piété 5-6) San Vito et Sant Lucia 7) La Loge des Chevaliers 8) Le Dôme 9) L’église de San Nicolò 10) L’église de Santa Caterina 11) L’église de San Francesco 12) L’église Santa Maria Maggiore 13) La poissonnerie 14) Le Musée Civique 15) Le Musée de la Maison Trévisane 16) Le Remparts de la Ville |
Une ballade en photos
![]() | L’absence de carrières de pierre sur place conduisit les habitants de Trévise, à partir du XIIIème siècle, à recourir aux fresques pour décorer leurs maisons; les nombreuses façades peintes qui donnaient sur les rues principales méritèrent à la ville le surnom de “URBS PICTA” et, encore aujourd’hui, elles constituent, avec les barbacanes et les longues arcades, une particularité de la ville. |
| La rivière Botteniga, qui coule en direction nord-sud, se divise en trois branches à son entrée dans la ville : Roggia, Buranelli, et Cagnan Grande ; on voit ici le Buranelli | ![]() |
![]() | On voit ici – mais sous la neige – les étals de la Pescheria (13), qui depuis 1855 occupe une île au milieu du canal le plus grand de Trévise – le Cagnan Grande (comme à Venise, les lois sur l’hygiène ont fixé le siège du marché du poisson près de l’eau) |
| Chiesa San Nicolo, qui contient de magnifiques fresques de Tommaso da Modena; du même peintre le Cycle de Sainte Ursule, dans l’église Sainte-Catherine | ![]() |
![]() | sottoportico Rinaldi |
Le coeur de la ville
![]() | 2-3) La Piazza dei Signori est le coeur deTrévise, le point où toutes les routes conduisent et où les trévisans aiment se rencontrer. Elle est délimitée sur trois côtés: à l’ouest il y a le Palazzo del Podestà (1491, puis remanié); au nord le Palazzo della Prefettura, réfection maheureuse du Palais Comunal du XIIIe siècle, démoli en 1874; à l’est se trouve le Palazzo dei Tre Cento. Le côté sud de la Place est marqué par la continuation de “Calmaggiore” (1) rue la plus commerçante de Trévise, vers la Place de l’Indépendance. Autrefois elle était connue comme Place du Carrubio (ou Carrubbio) à cause de sa situation près du Quadruvium romain. Le Palais des Troiscent, qui s’élève sur le côté est, fut construit à partir de 1217; il fût nommé, parce que selon la tradition populaire, dans ce Palais se réunissait le Conseil Majeur de la Commune, qui était composé des 300 membres, représentants des familles les plus influentes de la ville et du “contado”. |
| La Porta San Tommaso (A) fût construite en 1518 en hommage à Saint Thomas Becket. Le lion ailé de Venise n’est pas celui d’origine, ce dernier ayant été détruit par les français en 1797.. Cette porte est le véritable symbole des trévisans. Menacée par des crevasses profondes, elle sera fermée à la circulation afin d’être réparée. Peut-être ensuite sera-t-elle totalement interdite au trafic automobile, ce qui est déjà le cas de la Porta Santi Quaranta (B) dont la construction remonte à la même date. | ![]() |
![]() | Le Dôme (8) est roman, mais il a été plusieurs fois remanié au cours des siècles, pour la dernière fois vers 1750, puis en 1836. La façade est néoclassique. L’intérieur contient entre autres une Annonciation du Titien, et surtout une remarquable crypte ornée de fresques. Le baptistère près de la cathédrale est une ancienne église romane. |












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